Lettre ouverte aux Levalloisiens

Chère Madame, Chère Mademoiselle, Cher Monsieur,

Levallois et les Levalloisiens ont toujours été au cœur de mes engagements.

C’est pour eux, c’est pour vous que, depuis mon élection à la tête de la municipalité, j’ai entrepris et réalisé les projets d’aménagement urbain qui ont permis de transformer une cité industrielle en déclin, sous-équipée et à l’habitat vétuste, en une ville harmonieuse où il fait bon vivre, alliant cadre de vie exceptionnel et développement économique.

L’arrivée de nombreuses entreprises à Levallois a largement contribué à doter notre ville de ressources financières importantes dont chacun d’entre vous bénéficie aujourd’hui au quotidien avec des services et des équipements de très grande qualité répondant à vos exigences légitimes.

Pour tous ces grands aménagements indispensables pour notre ville que furent le Front de Seine, le Front de Paris ou le quartier Eiffel, j’ai toujours voulu, en les initiant et en les menant, qu’ils fassent l’objet d’un très large consensus des Levalloisiens. Cela a été le cas.

Aujourd’hui, Levallois doit faire face à de nouveaux enjeux, au travers de l’élaboration de son Plan Local d’Urbanisme (PLU). Ce document nous engage pour les prochaines années. Il sera en effet le cadre de l’aménagement urbain et du développement durable de notre ville et il préserve de manière exemplaire sa qualité de vie, ses équilibres et son attractivité économique.

J’ai souhaité vous informer régulièrement et en toute transparence de l’élaboration du PLU à travers toutes les publications municipales. L’enquête publique, qui se déroule jusqu’au 14 octobre, est une étape à laquelle j’attache une importance toute particulière car elle est, grâce à vos observations, un véritable dialogue citoyen.

Dans le cadre du PLU, deux immeubles de grande hauteur étaient envisagés à l’angle des rues Baudin/Anatole-France et dans le quartier de la Gare. Ils devaient répondre à une demande pressante d’entreprises levalloisiennes désireuses de s’agrandir ou d’autres souhaitant s’installer à Levallois. En rencontrant beaucoup d’entre vous, en vous lisant et en dialoguant avec vous, j’ai constaté que la construction de ces deux immeubles suscitait un certain nombre d’appréhensions.

Certaines des craintes exprimées étaient à l’évidence le résultat de rumeurs polémiques et d’informations aussi inexactes qu’alarmistes entretenues et amplifiées par des adversaires politiques non dénués d’arrière- pensées électorales. Mais, je le répète, le PLU engage notre ville pour plusieurs années et je souhaite qu’il emporte l’adhésion d’une large majorité de Levalloisiens. Il ne saurait en être autrement.

A votre écoute, j’ai donc décidé de mettre un terme aux projets de tours envisagés à Levallois et j’en ai informé officiellement le Conseil municipal dès hier soir.

En accord avec les entreprises qui sont nos partenaires sur ces opérations, ces terrains accueilleront donc des immeubles respectant le gabarit des constructions environnantes, ce qui permettra de poursuivre la nécessaire rénovation des quartiers concernés en répondant aux vœux des riverains.

Levallois, c’est vous. C’est avec les Levalloisiens, à leur écoute et déterminé à respecter leurs choix, que je continuerai à travailler pour l’intérêt général et le développement harmonieux de notre ville.

Vous pouvez compter sur moi. 

Soutenir aussi l’enseignement privé pour laisser le choix aux parents

Avant l'été, l'Association des parents d'élèves de l'enseignement libre des Hauts-de-Seine (APEL92) m'avait fait part de l'inquiétude des établissements d'enseignement privé sous contrat concernant les suppressions de postes qui devaient être effectuées, pour la rentrée 2011, au sein de l'enseignement associé par contrat à l'État.

En effet, à l'occasion des débats sur le budget 2011 et dans un contexte budgétaire restreint, le Gouvernement avait pris la décision de supprimer 1 633 postes au sein de ces établissements. Jugeant ces suppressions de postes trop importantes au regard de l'attractivité des établissements privés sous contrat qui se voient dans l'obligation, par manque de moyens, de refuser chaque année des dizaines de milliers de demandes d'inscription, les sénateurs avaient alors voté en décembre dernier le transfert de 4 millions d'euros supplémentaires à son profit. Ce montant devait permettre de maintenir 250 postes sur les 1 633 supprimés.

En tant qu'élu local à l'écoute des besoins et attentes de mes administrés, je reste convaincu que l'enseignement privé mérite aussi d'être soutenu.

Aussi, je m'étais fait l'écho des préoccupations de ces parents d'élèves en demandant à Monsieur Luc CHATEL, Ministre de l'Education nationale, de la jeunesse et de la vie associative, que conformément au vote des parlementaires survenu au mois de décembre dernier, ces 250 postes soient effectivement rétablis.

J'ai souhaité vous communiquer la réponse du Ministre, qui est revenu en partie sur les suppressions de postes initialement prévues et qui entend poursuivre le dialogue avec les responsables locaux de l'enseignement privé.

Voir la réponse du Ministre

Très bonne rentrée à toutes et à tous !

Chers amis,

Mes collègues députés et moi-même retrouvons aujourd'hui le chemin de l'Assemblée nationale afin d'examiner le projet de loi de finances rectificative pour 2011. Outre le plan d'aide à la Grèce, nous commencerons dès aujourd'hui à débattre de certaines des mesures annoncées par le Premier ministre il y a quelques jours et qui visent à réduire les déficits publics en s'appuyant sur deux piliers : la suppression des niches fiscales jugées peu efficaces et une maîtrise toujours plus forte de la dépense publique, pour un rendement total d'1 milliard d'euros d'ici la fin de l'année 2011.

Je profite de cette rentrée parlementaire pour souhaiter une très bonne rentrée à chacun et chacune d'entre vous et plus particulièrement à tous les élèves (ainsi qu'à leurs parents !) qui retrouvent cette semaine le chemin de l'école.

Bon courage à tous !

Amitiés

Patrick BALKANY

Hemicycle

Libye : préparer l’avenir

Conf libye
Six mois après le sommet de Paris qui avait lancé l'intervention militaire internationale contre Mouammar KADHAFI, une soixantaine de pays étaient réunis hier, à l'Elysée, autour de Nicolas SARKOZY, pour tracer ensemble une feuille de route aux nouvelles autorités libyennes.

Ce sont ainsi 15 milliards de dollars d'avoirs gelés qui ont été débloqués afin de permettre l'instauration en Libye de la démocratie, de la stabilité et de la réconciliation. Considérant que « l'argent détourné par M. KADHAFI et ses proches doit revenir aux Libyens », le Président de la République a annoncé l'engagement de tous les pays présents à « débloquer l'argent de la Libye d'hier pour financer le développement de la Libye d'aujourd'hui », soit un montant de plus de 50 milliards de dollars. 1,5 milliards d'euros/de dollars ont d'ores et déjà été débloqués par la France, la Grande-Bretagne et les Etats-Unis. L'Allemagne, les Pays-Bas ou encore la Suisse se sont également engagés à débloquer des fonds en faveur du peuple libyen.

La communauté internationale s'est donc montrée déterminée à apporter un soutien financier réel au Conseil National de Transition afin de permettre à la Libye de se reconstruire, à la démocratie de s'installer. En contrepartie, la communauté internationale a demandé aux dirigeants de la Libye nouvelle, notamment par la voix d'Hillary CLINTON et de Nicolas SARKOZY, de s'engager à combattre l'islamisme, de veiller à la stabilité de la région et à mettre en oeuvre un processus de réconciliation.

Cette conférence internationale, qui marque avant tout le succès du peuple libyen et du Conseil National de Transition, est également un véritable succès pour la communauté internationale qui a su s'entendre, au-delà des divergences, pour agir conjointement aux côtés du peuple libyen. Mais c'est aussi un réel succès pour la France qui a fait preuve, au cours de ces six derniers mois, d'une détermination et d'une force de persuasion remarquables qui ont permis d'empêcher les massacres auxquels le peuple libyen était promis. Nous pouvons en être fiers !

>Toutes les photos de la conférence internationale à l'Elysée

Nouvelle charge du Gouvernement contre les déficits publics

Grâce aux réformes structurelles mises en œuvre depuis 2007 (RGPP, règle du « 1 sur 2 », réforme des retraites…), le Gouvernement a montré qu'il avait fait du redressement de nos finances publiques une priorité absolue. Aujourd'hui, les tensions sur les dettes souveraines et le ralentissement de l'économie mondiale ont conduit le Gouvernement à prendre de nouvelles mesures, annoncées il y a quelques jours par le Premier ministre, pour consolider notre trajectoire budgétaire en 2011 et 2012.

Maîtriser les dépenses

Le Premier ministre a ainsi annoncé l'annulation de près de 0,5 milliard d’euros de crédits budgétaires en 2011, point qui sera débattu au Parlement dès la semaine prochaine dans le cadre du projet de loi de finances rectificative de 2011. Cet effort sur les dépenses des ministères permettra de garantir le respect du gel en valeur des dépenses de l’Etat malgré des dépenses imprévues auxquelles ce dernier a du faire face cette année. De plus, pour 2012, le Gouvernement proposera, avec la majorité parlementaire, un effort supplémentaire de réduction des dépenses de l’Etat de 1 milliard d’euros auxquels s'ajouteront, toujours en 2012, 1 milliard d'euros de crédits « gelés », mis en réserve pour permettre de faire face à d'éventuels imprévus.

Consolider notre budget

Au-delà de cette nécessaire maîtrise de la dépense publique, François FILLON a annoncé une série de mesures supplémentaires, pour un total de 11 milliards d’euros en 2012 et 1 milliard d’euros dès cette année. En effet, parce qu’il est impératif d’agir sans délai, une partie des mesures décidées seront, elles aussi, soumises au vote du Parlement au début du mois de septembre, représentant un gain pour les finances publiques de 1 milliard d’euros dès cette année. Les autres mesures seront quant à elles prises d’ici la fin de l’année,

Ces mesures, qui préservent les priorités du Gouvernement et du Président de la République en matière d’emploi et de compétitivité, s’inscrivent pleinement dans la stratégie qui guide, depuis 2007, l’action du Gouvernement et de la majorité présidentielle pour qui le redressement de nos comptes publics suppose un effort collectif et partagé par tous. Pour les entreprises, les mesures décidées porteront prioritairement sur les grands groupes et non sur les PME, tout en s’inscrivant dans le cadre de la convergence franco-allemande en matière d’impôt sur les sociétés.

L’effort demandé aux ménages portera quant à lui d’abord sur les ménages aisés, avec l’instauration d’une contribution exceptionnelle sur les très hauts revenus, ainsi que sur les détenteurs de patrimoine. Elles reposent également sur la poursuite de l’effort déjà engagé de réduction des dispositifs des « niches » fiscales et prolongent les efforts engagés pour mettre en place une fiscalité incitant à modifier les comportements en matière d’environnement et de santé publique.

Sécuriser nos objectifs en 2013

Au-delà des décisions prises pour 2011 et 2012, le Gouvernement s’est déjà engagé à prendre pour 2013 des mesures en recettes supplémentaires pour un montant minimal de 3 milliards d’euros. Sans préempter les choix qui seront faits dans le cadre du budget pour 2013, des dispositions ayant un effet cette année-là seront intégrées dès le projet de loi de finances pour 2012, afin d’anticiper, en partie, l’atteinte de cet objectif : il s’agit d’une preuve supplémentaire de la détermination du Gouvernement à respecter le cap qu’il s’est fixé et de la crédibilité de notre trajectoire de réduction des déficits à moyen terme. En particulier, un « rabot » supplémentaire de 10% sera appliqué sur les niches fiscales, qui s’ajoutera au rabot voté l’année dernière et qui entrera pour sa part en vigueur en 2012.