Le Parlement achève sa session extraordinaire

   
Hémicycle2



L'adoption du projet de
loi interdisant la dissimulation du visage dans l'espace public est
venu clore une année de travail, de concertation et d'intenses
discussions à l'Assemblée nationale.

Deux séances
extraordinaires, en plus de la session ordinaire initialement prévue,
auront été nécessaires pour étudier les nombreux textes mis à
l'ordre du jour du Parlement et moderniser ainsi durablement notre
pays.

Grenelle de
l'Environnement, mesures exceptionnelles face à la crise économique,
suppression de la taxe professionnelle, place des femmes dans le
monde économique, encadrement du crédit et régulation du secteur
bancaire, Grand Paris, réforme des chambres de commerce… tels
sont, parmi tant d'autres, les grands textes sur lesquels les
parlementaires de la majorité se sont engagés, au côté du
Gouvernement.

Alors que certains
auraient visiblement préféré que notre pays s'embourbe dans
d'interminables querelles partisanes ou autres polémiques stériles,
le Gouvernement et les parlementaires de la Majorité ont su
maintenir le cap fixé par le Président de la République.

Répondre
aux attentes des Français, tel est l'objectif qui nous anime et nous
permet de rester concentrés sur l'essentiel.

L'année s'achève à
peine que déjà nous pensons à la rentrée et au travail qui nous
attend. D'importantes réformes, notamment celle des retraites,
doivent encore être menées à bien. Nul doute que celles-ci le
seront, grâce la détermination sans faille du Président de la
République et de sa majorité.

Dans l'attente de vous
retrouver, je souhaite à chacun d'entre vous un excellent été.

Amitiés,

PB

Interview du Président de la République

Le Président de la République s'est
exprimé hier soir devant les Français à l'occasion d'une émission
exceptionnelle en direct des jardins de l'Elysée. Serein et
déterminé, il a rappelé l'importance de la réforme des retraites,
qui seule permettra de garantir la pérennité de notre système par répartition. En fait, le Président de la République a aujourd'hui le
courage d'engager une réforme que la gauche a laissé en souffrance
pendant de nombreuses années, alors que celle-ci est indispensable
pour nos concitoyens.

Répondant à ceux qui, au lieu de
servir les Français, s'adonnent à de basses agitations
politiciennes, le Chef de l'Etat a renouvelé sa confiance à Eric
Woerth, dont l'intégrité vient d'être démontrée – s'il était
encore nécessaire de le faire- par une enquête de l'Inspection
générale des finances. Le rapport qui en découle exclu
formellement une quelconque intervention du Ministre pour empêcher
un contrôle fiscal de Madame Bettencourt. Mais les Français ne s'y
trompent pas, les dénonciations calomnieuses véhiculées par le
Parti socialiste sont purement honteuses et ne suffisent en aucun à
cacher l'absence de projet porté par ce parti.

Dépassant les querelles intestines,
Nicolas Sarkozy a, une fois encore, fait montre de sa volonté
d'adapter notre pays aux grands enjeux de notre temps et de sa
détermination à apporter aux Français les réponses qu'ils
attendent. Il est revenu sur la grande crise internationale qui a
frappé la planète. Situation inégalée depuis 1929 et dont notre pays s'est incontestablement mieux relevé que
ses voisins européens grâce à l'action remarquable du Président
de la République.

Cette épreuve surmontée, le Chef de
l'Etat s'est montré déterminé à poursuivre les efforts engagés
afin de rééquilibrer nos finances publiques. Si l'austérité n'est
pas de mise, Nicolas Sarkozy entend chasser les dépenses superflues.
Une République exemplaire, tel est bien l'objectif que s'est fixé
le Président de la République.

Se recentrer sur l’essentiel: servir la France et les Français

« Je veux une République irréprochable ». Le Président de la République avait prévenu en 2007. C'est dans la droite ligne de cette promesse qu'il a souhaité que Christian Blanc et Alain Joyandet assument leurs responsabilités. Présentées dimanche, leurs démissions ont été acceptées par François Fillon.

Maintenant
que le tir a été rectifié, les Français attendent de nous que
nous nous remettions à travailler. La crise, elle, n’a pas
démissionnée. Désormais, la réforme des retraites doit être mise
en œuvre car elle est nécessaire. Elle doit être mise en œuvre
pour que le poids de nos déficits et de notre dette ne nous fasse
pas sombrer dans le chaos qu’a faillit connaître la Grèce et que
nos voisins Espagnols et Portugais voient se profiler.

Les
Français attendent de nous une attitude raisonnable et constructive,
ils attendent de nous que nous soyons tournés vers eux et non pas
vers nos querelles intestines.

Malheureusement,
l’opposition ne l’entend pas ainsi. Divisée et incapable de
proposer, elle se complait dans la facilité des petites phrases et
la veulerie des polémiques. Après Blanc et Joyandet, elle veut la
tête de tous les autres. Peu importe qu’aucune preuve n’ait été
apportée contre Éric Woerth, il faut l’abattre. Et tout le
gouvernement avec lui.

Bien
décidée à éluder le débat, elle s’acharne sur l’homme qui
porte la réforme pour tenter de décrédibiliser la réforme toute
entière. Alors que le Ministre du Budget a toujours fait preuve de
la plus grande honnêteté et de la plus grande transparence, rien ne
permet de l'accuser d’une quelconque faute. Si la Justice doit être
saisie, c’est elle qui conclura sur la probité d’Eric Woerth. En
attendant ce jour, la République ne doit pas faire et ne fera pas
l’économie de la présomption d’innocence.

A
la différence des socialistes, le Président de la République et le
Premier Ministre n’ont pas de temps à perdre dans de basses
considérations partisanes. Ils regardent les faits et prennent leurs
responsabilités en conséquences, puis se remettent au travail. Au
service des Français.