La fin de l’année 2008 marquera également la fin de la présidence
française de l’Union européenne. Ainsi, à l’heure où la France
s’apprête à passer le relai à la République tchèque, qui exercera la
présidence de l’Union européenne durant le premier semestre de l’année
2009, il est temps de faire le bilan de ces 6 derniers mois.
La
France s’est beaucoup investie lors de sa 12ème présidence du Conseil
de l’Union européenne qu’elle a su préparer avec sérieux et au cours
de laquelle les objectifs qu’elle s’était fixée ont été largement
atteints.
Dès le début de l’année 2008, le Président de la
République dévoilait aux Français et à ses partenaires européens un
ambitieux programme de travail axé sur quatre priorités clairement
définies : l’adoption d’un pacte européen de l’immigration, un accord
sur la politique européenne relative au climat, la mise en place d’une
politique européenne de défense et un accord sur la politique agricole
commune.
Les résultats sont à la hauteur de ces objectifs
ambitieux. Le Pacte européen pour l’immigration et l’asile, préparé
par la France et approuvé par le Conseil européen le 15 octobre
dernier, en témoigne. La création de l’Union pour la Méditerranée,
lancée lors d’une grande réunion organisée à Paris le 13 juillet et
réunissant autour d’une même table dirigeants arabes et israéliens, est
également un exemple du retour, impulsé par la France, de l’Union
européenne sur la scène internationale.
Car au-delà des avancées
importantes obtenues dans ces domaines mais aussi en matière
d’agriculture, de défense ou encore de lutte contre le changement
climatique, c’est bien l’affirmation d’une Europe puissante sur la
scène internationale qui marquera véritablement cette 12ème présidence
française qui a su faire face avec beaucoup de talent et de
détermination à une série de crises survenues au cours de ces 6
derniers mois.
Face au conflit survenu en Géorgie au cours de
l’été 2008, la mission de médiation entre Tbilissi et Moscou menée par
le Président français fut une réussite comme en témoigne l’accord
négocié par Nicolas SARKOZY et accepté par les protagonistes du conflit
russo-géorgien le 12 août. Grâce à l’action du Président de la
République, l’Union européenne s’est imposée en tant que médiateur
international de premier plan.
Enfin, pour réagir à la crise
financière, la Présidence française a réuni les pays européens membres
du G8 puis les Chefs d’Etat et de gouvernement de l’eurogroupe qui ont,
conjointement, décidé de mesures de sauvegarde du système financier et
se sont accordés sur la nécessité d’une action concertée pour enrayer
la crise.
Le Président de la République l’avait annoncé : « La
France est de retour en Europe » ! Ses 6 derniers mois sont la preuve
que la France a véritablement un rôle moteur à jouer au sein de cette
Union.
