Suppression de la réduction d’impôt sur le revenu pour frais de scolarité : le gouvernement fait marche arrière !
Alors que le projet de loi de finances pour 2014 est en ce moment discuté à l’Assemblée nationale, plusieurs associations familiales du département m’ont fait part de leurs inquiétudes concernant l’article 4 de ce projet de loi, qui vise à supprimer la réduction d’impôt sur le revenu pour frais de scolarité dans l’enseignement secondaire et supérieur.
Là encore et comme à son habitude, plutôt que de réduire massivement les dépenses, le gouvernement a privilégié dans ce projet de budget les augmentations d’impôts en tous genres pour tenter – naturellement sans y parvenir – de combler les déficits publics.
La suppression de la réduction d’impôt sur le revenu pour frais de scolarité dans l’enseignement secondaire et supérieur faisait ainsi partie des mesures inscrites dans le projet de budget présenté au parlement par le gouvernement.
Devant la mobilisation des associations familiales, relayée par les députés de l’opposition dès l’examen de ce texte en commission, le gouvernement a immédiatement fait marche arrière et fait supprimer cet article. On ne peut que s’en féliciter !
Déjà pénalisées par la baisse du plafond du quotient familial – que le gouvernement entend abaisser une nouvelle fois cette année dans le cadre de ce projet de loi de finances ! – les familles étaient, là encore, directement visées par le gouvernement qui, encore une fois, s’attaquait à leur pouvoir d’achat.
Les classes moyennes, lourdement mises à contribution depuis un an, étaient les premières concernées par la suppression de cette réduction d’impôt qui s’élève actuellement à 61 € par enfant scolarisé au collège, 153 € au lycée et 183 € dans l’enseignement supérieur.
Alors que le Président de la République et le gouvernement annonçaient, il y a quelques semaines, une « pause fiscale », la suppression de la réduction d’impôt pour frais de scolarité au collège et lycée aurait porté atteinte au pouvoir d’achat d’1,6 million de ménages, tandis que celle pour l’enseignement supérieur allait toucher 1,15 millions de ménages.
Souhaitons maintenant que l’examen du budget en séance publique, qui a débuté cette semaine, soit l’occasion pour la majorité de revenir sur d’autres mesures également pénalisantes pour le pouvoir d’achat des familles, décidément malmenées depuis le début de ce quinquennat.

