Perte de compétitivité de la France : le gouvernement doit réagir !
Cette année encore, la France accuse un nouveau recul dans le classement annuel des pays les plus compétitifs établi par le forum économique mondial de Davos (WEF).
Entre 2012 et 2013, la France a en effet reculé de la 23ème à la 21ème place. En 2011, notre pays occupait la 18ème place de ce même classement.
A l’inverse, la Suisse conserve la place de pays le plus compétitif pour la 5ème année consécutive. L’Allemagne regagne quant à elle deux places pour se situer au 4ème rang mondial.
Si on ne peut que regretter ce recul français, on constate que celui-ci s’explique avant tout par l’amélioration des résultats pour d’autres pays. Cela prouve que malgré la crise économique qui continue à toucher les économies de nombreux pays, des améliorations sont néanmoins possibles.
L’enquête montre par ailleurs qu’en France, entreprendre est rendu difficile par les règles restrictives du marché du travail et les taux d’imposition, suivis par les règles fiscales. Le détail révèle que la France obtient sa plus mauvaise note en matière de pratiques d’embauche et de licenciement.
Force est donc de constater que le pacte de compétitivité annoncé il y a dix mois et la loi sur la sécurisation de l’emploi, promulguée cet été, tardent à produire leurs effets.
Faisant usage de mes prérogatives parlementaires, j’ai appelé le Ministre de l’Economie et des finances à tirer les conséquences de cette nouvelle perte de compétitivité de l’économie française en s’attaquant réellement à ses points faibles : les taux d’imposition, les règles fiscales et la rigidité du marché du travail.

