Mon action à l’Assemblée en faveur de l’ouverture des commerces le dimanche et la nuit
Une nouvelle enseigne, pourtant située sur une avenue française parmi les plus touristiques du monde, vient de se voir interdire d’ouvrir au-delà de 21h.
A l’occasion d’une procédure engagée par les syndicats, contre l’avis de la direction mais surtout des salariés, cette enseigne a été contrainte de fermer ses portes à 21h au lieu de minuit et ce dès la semaine prochaine.
Ce sont pourtant plus de 6 millions de visiteurs, parmi lesquels de nombreux touristes, qui se rendent chaque année dans ce magasin qui réalise 20% de son chiffre d’affaires en nocturne.
Cette décision, véritable coup dur pour les salariés de cette enseigne, risque par ailleurs d’inciter les syndicats à engager de nombreuses autres procédures allant dans le même sens.
Sur le plan de l’emploi, du pouvoir d’achat et de l’activité économique de notre pays, ces décisions sont une aberration.
Alors que de plus en plus d’achats en magasin sont réalisés le week-end ou en soirée et que les salariés sont aujourd’hui nombreux à vouloir travailler plus – notamment le dimanche et en soirée - pour gagner plus, exiger des enseignes qu’elles réduisent leurs heures d’ouverture, alors même qu’elles subissent la concurrence directe du commerce en ligne accessible 7j/7, 24h/24, n’a aucun sens.
Il est important que le Parlement reprenne la main sur la question de l’ouverture des commerces. C’est en effet aux parlementaires de faire évoluer la législation lorsque celle-ci est devenue inadaptée aux attentes, aux pratiques et aux modes de vie de nos concitoyens.
J’avais déposé au mois de mars dernier une proposition de loi visant à permettre à l’ensemble des commerces et enseignes qui le souhaitent, qu’ils soient situés dans une zone touristique ou non, d’ouvrir chaque jour de la semaine ainsi que le week-end, de jour comme de nuit, dès lors qu’ils estiment que cette ouverture viendrait répondre à une demande.
Au lendemain de cette décision, j’ai souhaité relancer cette proposition de loi auprès de mes collègues députés, déjà nombreux à s’y être associés, afin que le Parlement se saisisse pleinement de cette question.
Il est en effet primordial que les députés de l’opposition restent mobilisés et soient force de proposition sur ces sujets majeurs que sont l’emploi, le pouvoir d’achat et l’activité économique de notre pays.

