Affaires étrangères : un nouveau traité pour encadrer le commerce des armes dans le monde
Le Traité sur le commerce des armes a été adopté mardi par l’Assemblée générale des Nations Unies par 154 voix pour, trois contre – République arabe syrienne, République islamique d’Iran et République populaire démocratique de Corée – et 23 abstentions. Cet instrument juridique international sera ouvert à ratifications à compter du 3 juin.
Ce traité interdit désormais aux États de transférer des armes classiques dans d’autres pays s’ils soupçonnent que ces armes pourraient servir à commettre ou à faciliter des génocides, des crimes contre l’humanité ou des crimes de guerre.
Le Secrétaire général Ban Ki-moon s’est félicité de l’adoption de ce Traité, qu’il considère comme « une réalisation diplomatique historique ».
A quelques jours de l’ouverture de cette conférence, j’étais intervenu auprès du Ministre des Affaires étrangères, lui demandant d’être particulièrement vigilant face aux éventuelles manœuvres qui auraient eu pour objectif de vider ce traité de son contenu et de son efficacité. J’avais donc enjoint Monsieur le Ministre à veiller à ce que le texte qui sera rédigé au mois de mars permette d’encadrer rigoureusement le commerce des armes.
Voir ma question au Ministre et la réponse de ce dernier
En tant que député membre de la Commission des Affaires étrangères, particulièrement attentif aux initiatives en faveur de la paix et de la protection des populations civiles à travers le monde, je me réjouis que ces négociations aient pu aboutir et que ce traité ait été adopté très largement.

