Categories Menu

Lutte contre Daech : tarir leurs sources de financement est une nécessité !

Les horreurs commises par l’organisation terroriste Daech, qui massacre des population entières, détruit le patrimoine culturel mondial et semble en mesure de mener des attaques terroristes dans n’importe quel pays du monde, nous oblige à réagir. Face à cette expansion terrifiante, j’ai alerté M. le ministre des affaires étrangères et du développement international sur les moyens financiers dont dispose l’organisation terroriste Daech et sur la nécessité de tarir au plus vite ces circuits de financement.

Qualifié de groupe terroriste « le plus riche du monde », avec une fortune estimée à 2 000 milliards de dollars, Daech tire notamment ses ressources des nombreux puits de pétrole qu’il contrôle. Daech détiendrait environ 60 % de la production pétrolière syrienne et un peu moins de 10 % de la production irakienne. 20 puits de pétrole, 13 en Irak et 7 en Syrie, seraient aujourd’hui aux mains de l’organisation terroriste. Par ailleurs, Daech possèderait 40 % de la production nationale de blé et 53 % de la production d’orge en Irak.

Des estimations récentes chiffrent entre 2 millions et 3 millions de dollars l’ensemble des recettes engrangées chaque jour grâce à l’exploitation de ces ressources, ce qui représente 82 % du financement global de cette organisation.

Alors que ce groupe terroriste prend de plus en plus d’ampleur, la question de son financement pose question. Le tarissement des circuits de financement de Daech fait partie des axes stratégiques que s’est fixés la coalition. Le bombardement des puits de pétrole et des raffineries artisanales aux mains de l’organisation en a été la première étape.

Au-delà de ces frappes aériennes, la mission d’information parlementaire sur le Moyen-Orient a souligné, dans son rapport, la nécessité d’identifier et de sanctionner les intermédiaires qui achètent à Daech les ressources premières, en premier lieu le pétrole, exploitées et exportées par l’organisation terroriste, ainsi que les établissements bancaires impliqués dans ces marchés parallèles.

Lire le texte de la question écrite sur le site de l’Assemblée nationale

Article posté le 29 mai 2015