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L’Assemblée nationale valide l’accord sur la Grèce

L’accord européen sur l’aide à la Grèce vient d’être accepté par l’Assemblée nationale par 412 voix contre 69 voix contre et 49 abstentions.

Il n’y a pas de solution parfaite sur cette question difficile. J’ai néanmoins fait le choix qui, à mes yeux, est celui de la responsabilité et de la cohérence : j’ai voté pour cet accord qui permet à la Grèce, non sans contreparties contraignantes et auxquelles nous devrons être attentifs, de rester dans la zone euro et d’honorer ses dettes.

Cet accord prévoit un nouveau programme d’aide à la Grèce, via le Fonds Européen de Stabilité Financière  (FESF) de 82 à 86 milliards d’euros sur 3 ans. S’ajouteront à ce programme des financements relais mis en place dans les tout prochains jours afin de permettre à la Grèce de rembourser ses échéances à court terme, notamment auprès de la BCE et du FMI.

Ce nouveau plan d’aide s’accompagne d’un programme de réformes auxquelles nous devrons être attentifs : réforme de la TVA et de la fiscalité, réforme du marché des biens de consommation, de l’énergie, du travail, des retraites, privatisations et mise en place d’un fonds de garantie des privatisations, alimenté par le produit de ces privatisations et qui servira à rembourser la dette grecque, renforcement du secteur financier, adoption d’un un code de procédure civile, etc.

Face à une telle situation, les comptes d’apothicaires de ceux qui nous expliquent combien cet accord va nous coûter, sont hors sujet. Une sortie de la Grèce de la zone euro nous coûterait de toute façon, à nous Français et Européens, bien plus cher !

Alexis Tsipras a été irresponsable et a menti à son peuple en lui promettant des lendemains qui chantent là où il aurait fallu continuer les efforts entrepris par ses prédécesseurs.

Il est donc étrange de voir à la tribune de l’Assemblée nationale Manuel Valls chanter les louanges et apporter son soutien à Alexis Tsipras qui, selon le Premier ministre français, « prend les bonnes décisions ». Faut-il rappeler à Manuel Valls qu’Alexis Tsipras est à l’initiative de ce véritable bras de fer politique….

Ne laissons pas les populistes d’extrême gauche (ni d’être droite d’ailleurs !) menacer ainsi l’unité et la stabilité européenne qui est notre force et à laquelle chaque pays a le devoir de contribuer.

Article posté le 15 juillet 2015