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Budget 2015 : la politique familiale de nouveau prise pour cible !

Alors que le projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2015 a été présenté ce matin en Conseil des ministres, une nouvelle menace plane sur la politique familiale, de nouveau attaquée de toutes parts !

Devenu coutumier du fait, le gouvernement récidive ! Déjà, l’année dernière, les familles avaient été lourdement pénalisées par les mesures prises dans les budgets pour 2014, qui ont notamment acté une baisse du plafond du quotient familial.

Cette année encore, les familles sont directement visées : le projet de budget de la sécurité sociale pour 2015, adopté ce matin en Conseil des ministres, prévoit notamment  la baisse de la prime de naissance à partir du 2ème enfant, qui serait ainsi divisée par trois, ainsi qu’une réforme (absurde !) du congé parental qui devra désormais être partagé également entre les deux parents. Faute de quoi, ce congé parental sera raccourci.

Encore une fois, le gouvernement entend décider à la place des familles et les contraindre, sans leur demander leur avis, à s’organiser selon un modèle qui aura été décidé à leur place. Le tout au nom de grands principes totalement déconnectés des réalités quotidiennes de familles et des choix personnels de chacune d’entre elles.

S’ajoute à cela la diminution des aides à la garde d’enfant pour les ménages les plus aisés, la majoration des prestations familiales décalée à l’âge de 16 ans (au lieu de 14 ans) ou encore le décalage du premier versement de l’allocation de base de la prestation d’accueil du jeune enfant (PAJE).

Dans cette bataille rangée menée contre les familles, les députés socialistes ne sont pas en reste. C’est quant à eux l’universalité des allocations familiales qu’ils entendent remettre en cause. Le Président du groupe socialiste à l’Assemblée nationale a d’ores et déjà déclaré que son groupe déposerait probablement un amendement visant à « moduler » en fonction des revenus (comprendre « supprimer » pour les familles qui auront été jugées trop « riches ») le montant des allocations familiales. Initiative à laquelle le gouvernement ne s’est pas montré hostile, se déclarant même « ouvert au dialogue ». Mauvais temps pour les familles …

Alors que notre société est de plus en plus divisée, le caractère universel des prestations familiales, versées à toutes les familles sans condition,  reste un socle fort. Y toucher serait une erreur grave, lourde de conséquences pour de nombreuses familles, mais également lourde de sens.

Article posté le 8 octobre 2014