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Audiovisuel public : pour une privatisation de France Télévision et de Radio France

Chaque année, des montants colossaux sont alloués par l’Etat au secteur de l’audiovisuel public.

Alors que nos finances publiques sont dans une situation critique et que l’Etat, dont les recettes budgétaires s’érodent, est obligé de réduire drastiquement ses dépenses, des choix s’imposent.

Face à ce constat, j’ai déposé une proposition de loi, enregistrée le 22 juillet 2015 par le bureau de l’Assemblée nationale, visant à privatiser les groupes généralistes de l’audiovisuel public que sont France Télévision et Radio France.

En 2011, 80% des recettes de France Télévisions provenaient de ressources publiques.

Ce sont ainsi 3,8 milliards d’euros, dont 3,29 milliards de contribution à l’audiovisuel public (ancienne redevance audiovisuelle, acquittée par 26,7 millions de foyers en 2011) qui ont été alloués à France Télévision, Radio France, Arte France, France Média Monde, TV5 Monde et l’INA.

Chaque année, des efforts supplémentaires sont demandés aux Français pour financer ce secteur de l’audiovisuel public. En 2005, le montant de la redevance audiovisuelle s’établissait à 116 euros en métropole, pour atteindre 123 euros en 2011, 131 euros en 2013 et 136 euros en 2015.

Il faut par ailleurs souligner que le  montant de cette contribution a vocation à augmenter sensiblement dans les années à venir. En effet, le gouvernement actuel a fait le choix d’arriver en 2017 à un financement à 100% de l’audiovisuel public par cette contribution directement acquittée par les foyers français afin de réduire les dotations budgétaires accordées chaque année lors des lois de finances.

Ainsi, de 3,45 milliards d’euros en 2013, cette contribution atteignait 3,55 milliards d’euros en 2014 pour s’établir, en 2015, à 3,67 milliards d’euros.

Alors que notre pays est dans une situation économique difficile, qu’il nous faut réaliser des économies budgétaires drastiques et que les Français croulent sous les impôts et les taxes, on peut s’interroger sur la pertinence de conserver, au regard des montants engagés chaque année, les groupes généralistes du secteur audiovisuel public que sont France Télévision et Radio France.

En effet, la très grande diversité et qualité des programmes proposés sur les chaînes privées du câble et de la TNT permettent de remettre en cause le maintien d’un audiovisuel public dépendant, au moins financièrement, de l’Etat. Ces chaînes privées très diverses permettent de répondre aux missions de « création » et de « production d’œuvres originales », « d’élargissement de l’offre des programmes et de développement de nouvelles techniques de production et de diffusion » que le législateur avait confié à l’audiovisuel public.

Tirant toutes les conséquences de cette situation, je propose que l’Etat procède à la  privatisation des groupes généralistes de l’audiovisuel public que sont France Télévision et Radio France, en excluant de cette privatisation les entités spécialisées ou au statut particulier que sont Arte France, France Média Monde, TV5 Monde et l’INA.

Cette privatisation permettra d’alléger la charge financière colossale qui pèses sur les foyers français et sur le budget de l’Etat tout en conservant une grande diversité et qualité des programmes audiovisuels.

Article posté le 23 juillet 2015